EVOLUTION ET PREMISSE DU JARDIN 1930

14 03 2011
Photography & Text by : omar
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le Jardin d’Essai ou Jardin d’Acclimatation du Hamma L’Autorité militaire décide en 1831, d’assainir quelques hectares de terrain marécageux, situés au pied de
la colline des Arcades. La désignation de l’endroit sous le terme « Hamma », qui veut dire fièvre, traduisait
son état d’insalubrité. En 1832, le Haut Commandement Militaire installe un champ d’expérience pour acclimater et multiplier les espèces, pour peupler la campagne algérienne et sa mise en valeur.
En 1854 : Il proposait la location de huit hectares aux gorges de la Chiffa pour tenter la culture du thé et du quinquina.
En 1863 : On procédait à l’achat du terrain situé à l’est de l’allée des ficus.
En 1950 : La superficie du Jardin etait de quatre-vingt hectares, Il s’étend de la rue Sadi-Carnot au fort des Arcades, l’éperon du plateau dominait le Ruisseau jusqu’au ravin de la Femme Sauvage.
C’est en 1842, que commença la direction d’Auguste Hardy : Direction que celui-ci assuma avec compétence et savoir pendant plus d’un demi-siècle. Sous sa direction furent effectuées les principales plantations et en particulier celles des grandes allées :
bambous, platanes, chamérops , Ces plantations, aujourd’hui sont plus que centenaires. Lorsqu’en 1867, le Jardin fut concédé à la Compagnie algérienne, Auguste Hardy y conserva ses fonctions de directeur, mais il dut quelque peu réviser les conceptions qui avaient prévalu jusqu’à ce jour dans la gestion de l’établissement.
La Compagnie algérienne en se faisant concéder l’exploitation du Jardin entendait surtout faire des affaires,
sans souci des collections botaniques qui allaient péricliter un peu plus chaque jour. La ville d’Alger a tenu à honorer la mémoire d’Auguste Hardy en donnant son nom à une rue en bordure du Jardin, de la rue de Lyon à la rue Sadi-Carnot.
En retirant en 1913, la gestion du Jardin d’Essai à la Compagnie algérienne, que celle-ci assumait depuis quarante-quatre ans l’administration de l’Algérie fit appel à M. Castet pour l’exécution du plan de rénovation qui avait été arrêté. Celui-ci apporta une activité sans limites et jamais lassée à la réalisation de la tâche qui lui avait été confiée. C’est à lui que l’on doit l’exécution des tracés, des reliefs ainsi que les plantations de l’esplanade  » à la française  » dont MM. les architectes Regnier et Guion avaient dressé les plans.
Parmi les personnalités qui apportèrent leur concours à l’oeuvre de rénovation du Jardin d’Essai : Il faut signaler également M. le docteur Trabut, décédé en 1929 et auquel les  » Amis des Plantes  » ont érigé un buste dans le Jardin même, à l’intersection du boulevard périphérique et de l’allée des ficus. C’est en qualité de directeur scientifique que le docteur Trabut apporta sa collaboration.
Début des années 1950, c’est à M. Paul Carra que sont confiées les destinées du Jardin d’Essai. Chacun a pu se rendre compte de l’effort fourni et des améliorations apportées depuis la fin de la dernière guerre. A l’est de l’allée des dracénas, deux grands carrés ont été aménagés, l’un en musée botanique où chaque variété de plantes est désignée par son nom scientifique, l’autre destiné plus spécialement à la culture des fleurs attire les regards des visiteurs par les coloris variés de celles-ci et ce, d’un bout à l’autre de l’année. En beaucoup d’endroits les sous-bois ont été débroussaillés, nettoyés, ce qui s’avérait d’une grande nécessité après les années d’abandon dues à la guerre, des arbres élagués, des allées élargies, de nouvelles plantations effectuées. Tout au long du boulevard périphérique, face au bureau du Jardin, à l’Ecole ménagère et à la basse-cour,
une plate bande a été aménagée où toutes les plantes sont étiquetées et désignées avec soin sous leur nom scientifique. Le Jardin d’Essai est réellement devenu vers 1956 un musée botanique de premier ordre, justifiant le jugement porté en 1865 par le célèbre botaniste Martins, lorsqu’il écrivait :  » La France possède en lui le plus beau jardin botanique des zones tempérées, le seul qu’elle puisse opposer aux jardins de Calcutta et de Batavia.  »
Dans le passé le Jardin d’Essai ne fut pas seulement un jardin botanique. Pendant plusieurs décennies, en même temps qu’y était tenté l’acclimatation d’espèces tropicales, il fut surtout ce qu’annonçait son titre primitif, une pépinière. Cela se conçoit si l’on se reporte aux premières années de l’installation française en Algérie, époque où les pépinières particulières étaient à peu près inexistantes. Le Jardin a apporté une contribution immense à la diffusion de quantités d’espèces végétales.

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4 responses

15 03 2011
BentAljazair

Thanks, I like the photo…but…not the text…colonization means expropriation…
“…L’établissement de ce jardin d’acclimatation nécessita quelques expropriations qui ne furent pas toujours opérées de façon légale. Le baron Pichon cite à ce sujet, le cas d’un maure qui possédait en ces lieux, une petite compagne, en compensation de laquelle celui-ci ne put obtenir aucune indemnité. Le khodjet El Kheil (Ministre des Haras), à qui appartint le Palais d’été, y possédait aussi deux « djenan».
En Mars, le jardin fut agrandi d’une partie du coteau dominant la fontaine du Hamma Plusieurs familles maures, parmi lesquelles celle des Abd-el-Tif, furent en cette circonstance expropriées… »Les feuillets d’El Djazair, Tome 1, p.165

18 03 2011
lomaxe

Je tiens a te remercie pour vos comments au sujet de la photo , bien sur que nous sommes d’accord avec vous.
Cette photo a été mise a la disposition gracieusement au site dzflickrs.wordpress.com. A notre ami Flicksoul que dieu lui prête long vie.
le texte fait partit des textes qui accompagnent normalement toutes mes photos sur un autre blog.
j’essaye d’y insérer dans l’intérêt d’informer ou autre raison…

colonization means expropriation…
la colonisation est injuste cela a est très clair et indiscutable.
non ! Pas l’apologie de la colonisation.
On aime tous notre pays, et chacun a sa façon.
Moi en l’occurrence c’est ca végétation et son architecture qui m’enchante chaque jour que dieu fait.
Mais rien n’empêche de témoigner, ou d’utiliser des textes historiques ou autres ….
Pour que les mémoires restent vivent et indélébile pour les générations futur.
Le peuple algérien a été bassine depuis 1962 a maintenant, avec tout cela on a réussit a créer des harragas , et l’espoir de se projeter ailleurs.
Triste réalité, et ce qui est terrible, les donneurs de leçon vivent dans le confort de l’étranger, Ya rithe ….
Nous devons faire un effort de réconciliation, le politique ne me stimule pas trop, moi je suis pour l’humain et l’humanité…
ce n’est qu’un témoignage subjectif que je rapporte » que l’on soit d’accord la dessus.
Au plaisir, subjectif de te lire chere internaute anonyme « f »

19 03 2011
BentAljazair

Mais rien n’empêche de témoigner, ou d’utiliser des textes historiques ou autres …pour que les mémoires restent vivent et indélébile pour les générations futur.

Mon commentaire n’avait pas pour but de faire la morale…c’est juste que je n’aime pas les écrits de la France coloniale qui assimile mon pays avant 1830, soit …à un désert…soit à des marécages…que les colons ont courageusement assainis…cultivés…bla bla bla…bla bla bla
Je voulais partager avec vous et vos lecteurs un écrit historique sur la passé du jardin…avant la pépinière, le jardin français et le jardin anglais… il y avait des jardins algériens authentiques …qui ont disparus à jamais…j’ai cru naïvement que ça allait vous intéressé…mais cela vous a « bassiné »…

Triste réalité, et ce qui est terrible, les donneurs de leçon vivent dans le confort de l’étranger, Ya rithe ….

Je ne vis pas à l’étranger…je vis à Alger…et comme tous les Algérois, j’aime beaucoup ce jardin, j’y ai de beaux souvenirs d’enfance …

19 03 2011
lomaxe

Bonjour bent houmti
sans rancune
moi mon trip c’est l’architecture, le reste …intéressant.
colons ou autre ou nouveaux debarques …meme combat.
Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande ce que tu peux faire pour ton pays.
Kennedy John Fitzgerald
a+

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